• Vêtements

    Glamour girlBien sûr, l'élégance vestimentaire faisait également partie des armes de séduction de Marilyn. Mais pour autant, la star n'a jamais collectionné les tenues, préférant porter pour les séances de photos ou les soirées de galas des robes empruntées au studio. Certes, au début de sa carrière, cette pratique s'expliquait avant tout par un niveau de vie modeste, mais même plus tard, Marilyn ne fut jamais une fashion victim bourrant ses placards de vêtements jamais portés. Ce qui ne l'empêchait pas d'aimer faire du shopping chez Sak's ou dans le grand magasin new-yorkais Bloomingdales, ni d'apprécier le style du créateur Emilio Pucci. Mais les robes rendues célèbres par Marilyn sont en fait des modèles créées par des couturiers de cinéma, tels Jean-Louis ou William Travilla. Fidèle collaborateur de la star, avec qui il tourna huit films, ce dernier a notamment signé la fameuse robe en lamé or, qu'il dut quasiment coudre à même le corps de Marilyn pour la remise du prix Photoplay. Comme Brigitte Bardot en France, Marilyn jouissait alors d'une telle aura que les tenues qu'elle portait devenaient instantanément à la mode, qu'il s'agisse de la robe à dos nu de Sept ans de réflexion ou des jeans décontractés des Désaxés. En effet, celle qui fut et reste l’un des plus magnifiques symboles de la féminité s’habilla souvent en jeans. En 1946, personne n’en portait encore de façon quotidienne. Elle, oui. C’est même comme cela qu’on la remarqua d’abord, un jour de cette même année, à la sortie d’un studio. Le bas en était effrangé ! Plus tard, devenue célèbre, Marilyn portera très souvent un jean plus classique, sans frange et bien coupé, qui fut même vendu très cher lors d’une vente Christie’s à New York : pour le plus grand bonheur de la marque Lewis ! Peu de spectatrices purent en revanche s'offrir la robe à 12.000 dollars conçue sur mesure pour le gala d'anniversaire du président Kennedy. Le vertigineux fourreau de perles avait été commandé à Jean-Louis en ces termes : « une robe que seule Marilyn Monroe oserait porter »… Des dizaines de ventes aux enchères furent organisées dans le monde entier pour disperser bijoux, robes ou autres accessoires (parfois d’un goût douteux) de la star. Mais la plus fabuleuse est sans doute celle organisée à New York, en 1999 : la robe aux 6.000 perles cousues main portée lors de l’anniversaire de JFK, fut adjugée en 1.267.5000 dollars tandis que la célèbre paire d’escarpins rouge brodés de strass, créée par le grand chausseur italien Ferragamo fut acquise pour 42.000 dollars ! Avec une façon d’être et de bouger tout à fait unique, Marilyn savait donner de l’esprit à tout ce qu’elle portait, fut-ce n’importe quoi : un simple tee-shirt de l’armée, un sac à patte, un simple peignoir blanc… panoplie de sex-symbol pas très habituelle… C’était pourtant l’époque où Christian Dior et Coco Chanel imposaient leurs lois de l’élégance. Ella Fitzgerald qui aimait beaucoup Marilyn, dit d’elle dans les années soixante : « Elle était en avance sur son temps mais elle ne le savait pas. » La nudité lui sied également parfaitement et Marilyn aimait être nue. Il n'y avait là de sa part aucune provocation. C'est d'ailleurs en cela qu'elle révolutionna les mœurs de l'époque puisque, pour elle, être nue était une chose naturelle. Elle eut beaucoup de mal à le faire admettre mais cette innocence fait aussi partie de son mythe. Cela lui créa évidemment quelques problèmes puisqu'en plus, elle ne portait presque jamais de sous-vêtements. Sauf à la fin de sa vie parce que, disait-elle, c'était au tour de ses seins d'avoir à lutter contre la gravité. Un jour elle raconta qu'enfant, elle rêvait souvent qu'elle était dans une église et que tout à coup elle avait besoin d'être nue devant les hommes et devant Dieu : une autre version du chérubin que la directrice de l'agence de modèles, avait vue en Norma Jean…


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :