• Un sex-appeal tout de tendresse et de naïveté

    Un sex-appeal tout de tendresse et de naïvetéSon sex-appeal ingénu éclate encore dans Le Milliardaire (1960). Marilyn avait très envie de tourner sous la direction de George Cukor, un maître de la comédie américaine dont elle admirait la finesse, l’intelligence et les manières aristocratiques. En réalité leurs relations furent détestables, Cukor lui vouant une sorte de mépris hautin et portant toute son attention à Yves Montand pour lequel il éprouvait une inclination manifeste. Le climat du tournage fut en outre aggravé par la liaison éphémère et terriblement décevante qui unit Montand et Marilyn sous les yeux de Simone Signoret et sous ceux, plus complaisants, d’Arthur Miller. En dépit de quelques très bonnes scènes, Le Milliardaire est d’ailleurs loin d’être le meilleurs film de George Cukor. Sa sensualité à fleur de peau, peau qu’elle avait nacrée et translucide, et son éternel sourire de jeune fille, à la fois tendre et naïf, mais aussi aguicheur, font toujours le succès de Marilyn. Cette carnation si particulière, d’une blancheur que la lumière caresse et magnifie, jointe à une photogénie naturelle et spontanée, charme les projecteurs et fait le bonheur des photographes : on la voit partout, sur les écrans comme dans la presse, depuis sa première couverture du magazine américain Life en avril 1952 à sa dernière séance de pose dix ans plus tard pour le même magazine. Mais si elle aime le travail avec les photographes, son jugement est sans appel : nombreux sont les négatifs poinçonnés et les planches contacts barrées d’un trait de crayon gras.


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :