• Solitude

    La déesse de l'écranNul doute que cette ambiance peu chaleureuse n'aide pas Marilyn à se sentir à l'aise sur le plateau. D'autant qu'elle sent bien que le réalisateur n'a pas grande estime pour elle, lui qui l'a engagée en jugeant que « le côté surdéveloppé de cette gamine devrait être assez drôle ». Ce qu'elle ignore, c'est que ce vétéran d'Hollywood, qui a vu défiler tant d'actrices, s'avère malgré tout bluffé par sa photogénie, comme il en conviendra plus tard : « Marilyn est arrivée devant la caméra, et la caméra l'a aimée. Tout d'un coup, c'était un pur symbole sexuel. » De son côté, Cary Grant ne témoigne pas non plus beaucoup d'intérêt envers sa jeune partenaire : « Je n'imaginais pas qu'elle allait devenir une grande vedette. Si elle avait quelque chose de différent des autres actrices, ce n'était pas apparent à l'époque. Elle semblait très timide et tranquille. Il y avait quelque chose de triste en elle. » Comme sur ses tournages précédents, Marilyn préfèrent de toute façon s'isoler du reste de l'équipe, à l'exception du costumier William Travilla, qu'elle retrouve avec plaisir. Entre les prises, Marilyn répète son rôle avec ferveur, même si le nombre de ses répliques dans le film reste limité. En fait, elle a une angoisse terrible à l'idée de décevoir les autres - cette angoisse qui, même au faîte de sa gloire, ne la quittera jamais…


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