• Ses grands films

    Ses grands filmsAu printemps 52, il devenait évident que la notoriété de Marilyn était en constante progression, surtout après le scandale du calendrier, utilisé de main de maître. Il fallait de toute urgence profiter de cet argument commercial pour en tirer un maximum de bénéfices. Mais comment exploiter au mieux l’incroyable charge émotionnelle et sexuelle qui se dégageait d’elle ? Un projet était en pré-production et le rôle principal n’avait pas encore été distribué. Zanuck décida alors de donner sa chance à la jeune actrice et lui proposa Niagara. Ce film, le dix-huitième de sa jeune carrière, allait faire courir les foules et la propulser au sommet du box-office. Marilyn avait atteint son but et elle allait briller pendant les dix années suivantes. 

  • La déesse de l'écranTout au long de son enfance, l'unique source de joie de la petite Norma Jean fut la séance de cinéma du samedi après-midi. Devenue Marilyn Monroe, la star se souviendra de cet émerveillement : «Je m'asseyais au premier rang et rêvais au bonheur d'être une actrice. Mais je ne me rendais pas vraiment compte. Bon ou mauvais, cela n'avait pas d'importance, j'étais heureuse, aussi longtemps que cela bougeait sur l'écran...» À l'époque, l'actrice favorite de Marilyn est Jean Harlow, la blonde platine dont la meilleure amie de sa mère lui assure qu'elle prendra un jour la relève. Mais au cours des années 30, le cinéma hollywoodien est également dominé par un couple mythique, Fred Astaire et Ginger Rogers, qui porte la comédie musicale à son zénith. Et c'est aussi l'époque où un jeune premier du nom de Cary Grant se met à faire tourner la tête des plus belles vedettes... Nul doute qu'en se voyant offrir un véritable rôle face à Cary Grant et Ginger Rogers, héros de son enfance, la jeune Marilyn a réalisé avec Chérie, je me sens rajeunir l'un de ses plus beaux rêves.

    Quinze ans après le triomphe de L'impossible Monsieur Bébé, Howard Hawks et Cary Grant renouent avec le ton résolument décalé de la screwball comedy. Mais le film fera également date pour avoir enfin révélé au grand public une certaine Marilyn Monroe... Au début des années 50, le code de censure en vigueur à Hollywood était tellement sévère qu'un scénario aussi sulfureux que celui de Chérie, je me sens rajeunir pouvait s'attirer des ennuis. En l'occurrence, une injonction à en supprimer les réparties les plus suggestives, art dans lequel Howard Hawks était passé maître. C'est donc un script nettement édulcoré que le réalisateur commence à tourner le 5 mars 1952 au sein des studios de la Fox. Pour Marilyn, ce projet constitue en tout cas une aubaine : certes, il s'agit d'un énième rôle de secrétaire écervelée, mais la voilé qui partage l'affiche avec deux monstres sacrés. Cary Grant et Ginger Rogers. Un casting de rêve, qui ne fait pourtant pas rêver Howard Hawks : car s'il est ravi de retrouver pour la cinquième fois son vieux complices de La dame du vendredi et Allez coucher ailleurs, il n'en va pas de même pour sa partenaire. Le réalisateur souhaitait en effet confier le rôle à une jeune actrice, idéalement Ava Gardner. Mais, en partie parce que Cary Grant répugne à être marié à l'écran avec une femme nettement plus jeune que lui, le studio impose finalement Ginger Rogers, alors âgée de 41 ans. Dépité, Hawks ne se privera pas de se venger en se montrant infernal envers la pauvre comédienne pendant tout le tournage…


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