• Constance Collier

    La star et ses gourousÀ son arrivée à New York en 1955, Marilyn suivit des cours d’art dramatique auprès de Constance Collier (1878-1955), une vieille anglaise de près de 80 ans, grande comédienne de la scène londonienne. Elle était arrivée à Hollywood à la fin de sa vie pour interpréter au cinéma des rôles de vieilles dames excentriques notamment dans Anna Karenine (1935), Le Petit Lord Fauntleroy (1936), Pension d’artistes (1937), La Duchesse des bas-fonds (1945) et Un mari idéal (1948). Après 1950, elle s’était installée ensuite à New York où elle enseigna et eut notamment comme élèves Vivien Leigh, Katharine Hepburn et Audrey Hepburn. Marilyn trouva en Constance une femme droite et honnête qui parvint à cerner précisément les qualités de son élève et à lui procurer la confiance qui lui faisait tant défaut. Elle estimait que Marilyn n’était pas une comédienne dans le sens littéral du terme et que jamais elle ne pourrait monter sur une scène de théâtre. Son jeu subtil, sa présence, sa luminosité ne pouvaient être perçus que par le truchement de la caméra. Pour elle, comparer la jeune femme à Jean Harlow était une erreur. Elle jugeait que son talent ne s’était pas encore révélé mais qu’elle pourrait, un jour, devenir une grande actrice. Malheureusement, Constance Collier mourut en avril 1955. Marilyn se rendit à son enterrement avec son ami Truman Capote. Si le décès de son professeur ne s’était pas produit si rapidement après son arrivée, peut-être n’aurait-elle jamais cherché un autre professeur d’art dramatique. Elle le trouva en la personne de Lee Strasberg. Cette rencontre allait transformer entièrement son avenir et développer des troubles dont elle ne parvint jamais à se guérir. «C’est une merveilleuse enfant. Je ne pense pas qu’elle soit une comédienne, en tout cas pas au sens traditionnel du terme. Ce qu’elle possède - cette présence, cette luminosité, cette intelligence à fleur de peau - tout cela ne passerait pas la rampe au théâtre. C’est si fragile et si subtil que seule la caméra peut le saisir… Mais tous ceux qui pensent que cette fille est simplement une autre Jean Harlow ou quelque chose du même genre, sont cinglés. J’espère, j’espère vraiment de tout mon cœur qu’elle vivra assez longtemps pour laisser s’exprimer cet étrange et merveilleux talent qui l’habite comme un esprit en cage.» tel est le jugement très juste que portait Constance Collier sur Marilyn Monroe.


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