• À la recherche du père

    Par une cruelle ironie du sort, celle qui immortalisa à l'écran les chansons Every baby needs a da-da-daddy et My heart belongs to daddy ne connut jamais son véritable père. Une douloureuse absence qui marqua profondément la vie sentimentale de la star... Les biographes continuent à se poser la question que Marilyn s'est sans doute posée elle aussi tout au long de sa vie : qui était son père ? Une seule chose paraît certaine : Martin Edward Mortensen, dont la petite fille porte le nom pour l'état-civil, n'est pas son géniteur. Marié à Gladys Monroe, il en est séparé depuis plus d'un an lorsque le bébé naît en juin 1926. Pour le reste, la vie amoureuse bien remplie de Gladys rend difficile de déterminer qui pourrait bien être le père de son enfant : parmi les trois ou quatre amants qu'on lui prête à cette époque, Stanley Gifford, un contremaître de la firme où travaille la jeune femme, semble le moins improbable. Gladys gardera longtemps dans sa chambre une photo de lui qui fascine la petite Norma Jean : avec sa fine et élégante moustache, son visage énergique et ses épais cheveux noirs Gifford ressemble à Clark Gable... Ce qui persuade Marilyn, dans son esprit, qu'il est son véritable père… Un autre de ses héros d'enfance était Abraham Lincoln : «Je considère Lincoln comme mon père, devait-elle confier à son biographe Maurice Zolotow, il était sage, gentil et doux...» Elle affirmera plus tard qu'Arthur Miller, avec une barbe, aurait ressemblé à Lincoln.